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Gemini Man, la révolution 3D+

Ang Lee continue son exploration des formats extrêmes, commencée avec Billy Lynn en 2016. Billy Lynn était avec Le Hobbit de Peter Jackson, l’un des premiers films « officiels » à sortir au format 3D HFR, c’est à dire comportant plus d’images par secondes. Mais là où Billy Lynn se contentait d’un format 3D à 60 images par seconde (précisément, 60 images/seconde par œil), GeminiMan est le premier à s’aventurer aussi loin en proposant une version tournée nativement en 3D HFR 120, c’est à dire à 120 images par seconde et par œil.

UP3D avait montré au public des tests qui furent parmi les premiers à utiliser ces cadences très élevées d'image dès 2012, lors d'une conférence à l'IDIFF présentée en partenariat avec Binocle.
L'utilisation du HFR apporte un véritable bénéfice à la 3D native en supprimant tout effet stroboscopique dû à la fréquence d'images classique (24 images/secondes) et en apportant une fluidité et un réalisme exceptionnels à l'image. Il faut saluer ici l'incroyable travail effectué par Demetri Portelli, le stéréographe du film à qui l'on devant déjà l'excellente 3D de T.S. Spivet de Jean-Pierre Jeunet et qui exploite pleinement ce format novateur dans Gemini Man.
Soulignons l'énorme travail de promotion fait par Paramount qui a convaincu de nombreux cinémas de diffuser Gemini Man en 3D 120 fps pour les salles équipées en double projection (notamment les salles Dolby Vision chez Gaumont) et en 60fps dans de nombreux autres complexes comme Gaumont, Kinepolis, GCR et de nombreux indépendants. Seul UGC n'a pas cru bon de diffuser GeminiMan en HFR (que Paramount appelle 3D+)


Ce format 3D+ a largement été plébiscité par le public et ouvre de nouveau le débat de l'évolution de la 3D au cinéma. Plusieurs projets de courts-métrages en 3D+ sont d'ores et déjà sur les rails.